Édition du mardi 12 février 2008
Saint-Valentin : Le cadeau coquin caché dans les fleurs
Le bouquet de roses rouges a toujours la cote, mais il s’offre désormais, avec une surprise à l’intérieur.
Le cadeau tendance pour la Saint-Valentin ? Un objet coquin caché dans le bouquet de fleurs. « Beaucoup de couples de 30 à 40 ans recherchent la fantaisie. Ils ne se contentent plus du seul bouquet de roses », raconte Angélique, fleuriste au Bouquet nantais. L’année dernière, le magasin proposait d’offrir un string avec les roses. Cette année, c’est la paire de menottes roses. « On a des hommes qui nous demandent de cacher un vibro-masseur dans le bouquet. » Bref, le bouquet de 100 roses rouges à 60 € n’est pas le plus couru. « Certains hommes n’achètent qu’une rose car ils ont déjà prévu un bijou, ou un parfum… » ajoute la fleuriste.
Derrière chaque client se dévoile un bout d’intimité. Dominique Brin, fleuriste depuis 25 ans, voit arriver une nouvelle génération. Les seniors. « La génération 60-70 ans s’est prise au jeu. Ils sont de plus en plus nombreux à s’offrir des fleurs. » Partout dans les vitrines, fleurissent des cœurs rouges et des anges amoureux. Les restaurants affichent leurs menus « spécial Saint-Valentin » avec gingembre et pomme d’amour. Frédéric, de Nantes, se souvient de sa plus « folle » Saint-Valentin. « J’ai invité ma femme au manoir de la Boulaie à Haute-Goulaine. À la fin du repas, le serveur lui a apporté un pendentif avec un diamant au milieu de l’assiette, avec autour une trilogie de desserts. C’était ma façon à moi de lui dire combien je l’aimais »
« Fête commerciale »
Dessous fripon, week-end à deux, billet de spectacle ou massage dans un institut, une nuit dans une cabane en plein air… La Saint-Valentin fait travailler tous les commerçants. De quoi dégoûter certains, comme Brigitte, de Nantes, pour qui cette fête n’a « rien de traditionnel ! C’est ni ancestral, juste commercial. Ni culturel, juste annuel. » Laurent, lui considère que c’est « du business ». « Franchement y a-t-il besoin d’une journée spécifique pour penser aux gens qu’on aime ? C’est comme la fête des pères, des mères et des grands-mères ! Si ça, c’est pas tout simplement pour faire du fric ! Ça me débecte. J’ai pas besoin qu’on me dise ce que je dois faire et quand je dois le faire. »
Même constat pour Antoine, nantais de 26 ans. « Cette fête n’est pas ancrée depuis longtemps dans nos habitudes. Ce n’est pas comme Noël. ça m’est arrivé d’acheter un petit cadeau à ma copine pour lui faire plaisir. Mais je ne vais surtout pas au restaurant ce soir-là, c’est cul-cul, tous ces couples en tête à tête. Là, comme je suis célibataire, je préfère organiser une contre-soirée avec mes potes. » D’autres ont des solutions plus radicales, comme Yasin : « Je largue avant la Saint-Valentin, comme ça, je n’ai pas de cadeaux à faire. »
Elisabeth BUREAU et Vanessa RIPOCHE.
Ouest-France