

PAR OLIVIER PECQUEUX
hazebrouck@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES
En vingt-cinq ans d'existence, le Rallye des Flandres, qui demain prendra le départ de Wasquehal, n'a jamais été endeuillé. Les organisateurs prient pour que cette statistique reste inchangée pendant bien des années encore. Quelques mois après les drames qui ont émaillé les rallyes automobiles en Corse (deux blessés graves), dans le Calvados (un mort et trois blessés graves) et à Béthune (un enfant de 5 ans tué), l'organisation a décidé de mener des actions fortes en matière de sécurité et de prévention.
Demain, sur les parcours de 8 km au départ de Saint-Jans-Cappel et de 14 km au départ de Steenwerck, des zones sécurisées seront aménagées pour les spectateurs. Des mesures exceptionnelles, inédites en France selon les organisateurs, seront d'ailleurs prises pendant les deux jours de la compétition, entre Wasquehal et la Flandre intérieure où deux cent trente bénévoles seront relayés par quatre-vingts gendarmes. « Le public n'étant pas forcément sensibilisé aux parcours sécurisés, nous mettons en place une opération, rapporte Clément Masclef, commissaire sportif auprès de la fédération française de sport automobile. Nous allons distribuer dix mille badges avec des chartes de sécurité, six mille programmes avec des messages de prévention. Avec un mot d'ordre : rester dans les zones sécurisées. Des personnes porteuses du badge et trouvées dans les espaces sécurisés monteront sur le podium pour recevoir des cadeaux. »
Cent trente concurrents prendront le départ de l'épreuve nordiste. Soit cent trente voitures gonflées à bloc qui traverseront les routes de Flandre occupées par des amateurs de spectacle. « On a fait une campagne radio sur la sécurité, plus des campagnes de prévention dans quelques écoles,commente le président du comité organisateur, Francis Verstraeten, on en appelle à la responsabilité du public. Il faut que le rallye reste une fête. »
Soyez le premier à donner votre avis