

Alternative: grosse portion d'A25 ou davantage de petites routes. Je me suis fourvoyé. : La Voix du Nord hazebrouck@lavoixdunord.fr Projetons-nous. Été 2011, un vendredi. Le tribunal d'Hazebrouck n'est plus qu'un vague souvenir. Convocation à l'audience collégiale qui débute à 14 h à Dunkerque. En tant que Gorguillon motorisé, je décide de me rendre au palais de justice en voiture, à la vitesse autorisée par la loi. GPS et site Internet spécialisé conseillent deux itinéraires : rattraper l'A 25 à Erquinghem (59 km en 52 minutes) ou rallier Hazebrouck puis l'autoroute à Steenvoorde (66 km, 54 minutes).
La perspective de l'interminable traversée de Sailly-sur-la-Lys, entachée par la certitude de cohabiter avec un bataillon de poids-lourds, m'incite à choisir la première : « Titine » avalera les cahots bien assez tôt. Quoiqu'en 2011, gageons que la tôle ondulée aura disparu. Prévoyons large : il est 13 h, hier, rue de la Gendarmerie. En route.
13 h 04 : sortie d'Estaires.- Le passage devant le lycée du Val-de-Lys a été paisible. Vacances obligent, la route est relativement dégagée. Ce sera le cas jusqu'au contournement d'Hazebrouck.
13 h 11 : ça coince à la gare de Strazeele.- Les travaux sur la départementale m'étaient sortis de la tête. Obligation de tourner à gauche. Pas insurmontable : je regagne le centre de tri par la Clyte-Straete. Puis, RD 642 direction Hazebrouck. J'ai dû perdre deux minutes.
Il est 13 h 17 quand j'entre dans Pradelles.
13 h 24 : encore 43 km.- Rond-point de la Bréarde à Caestre. Vitesse « moyenne » en chute libre.
13 h 33.- Entrée sur l'A 25. Très vite, les travaux. Une plaque d'immatriculation me poursuivra jusqu'à la sortie de l'autoroute.
Précisons que les huit caractères floquant la 106 grise ont eu le temps de s'imprimer sur ma rétine. Neuf minutes avant de retrouver les deux voies.
13 h 47, Bierne-Steene.- À ma droite, la bretelle de sortie. L'écran digital affiche 16 kilomètres jusqu'au palais de justice. Ça sent le sapin.
13 h 56.- Entrée dans Dunkerque. Un feu, rouge évidemment, puis un second. Encore 2,3 km.
14 h 02.- J'y suis presque. Aïe ! Un camion de livraison en double file. J'esquive, je tente de me garer, mal d'ailleurs, sur un emplacement gratuit, quai aux Bois, à cent mètres des marches du tribunal. Je renonce et trouve une place rue Thiers. En pratique, il m'en coûterait 2 E avec l'obligation de glisser un nouveau ticket lors d'une suspension d'audience. Le laissez-passer expire après deux heures. À moins de trouver, une gageure, un stationnement place du Palais de Justice, où je n'aurai pas à me soucier de la contredanse (2,20 E pour quatre heures et demie).
14 h 04.- L'auguste bâtiment m'ouvre ses portes. Il va falloir la jouer discrète.
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